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Instruments de musique en I

Igil, imzad, inanga et ipu : cette sélection d’instruments en I traverse plusieurs traditions sans les confondre. Deux sont joués à l’archet, un autre est une cithare pincée, et le dernier une percussion en calebasse. Les catégories de classement ne sont pas ajoutées comme de faux instruments.

Les instruments en I et leur fonctionnement

Sélection d’instruments commençant par I
Instrument Famille Comment le reconnaître
Igil Cordes frottées Vièle de la tradition touvaine, en Asie centrale, habituellement à deux cordes. Elle se joue à l’archet.
Imzad Cordes frottées Vièle à une corde des communautés touarègues d’Algérie, du Mali et du Niger. Sa caisse utilise une demi-calebasse recouverte d’une peau.
Inanga Cordes pincées, cithare Cithare en forme d’auge des Grands Lacs africains. Les segments de corde passent d’un bout à l’autre de la caisse et sont pincés directement.
Ipu Percussion, idiophone Calebasse utilisée dans les traditions hawaïennes, notamment pour accompagner le hula. L’ipu heke assemble deux calebasses.

L’inanga vient des Grands Lacs africains

Ce n’est pas un petit instrument mexicain. L’inanga appartient aux traditions musicales de la région des Grands Lacs, notamment du Rwanda et du Burundi. Sur une photographie, cherchez une caisse creusée en forme d’auge et des cordes tendues entre ses extrémités. Le Musée royal de l’Afrique centrale décrit sa construction. Dans cette facture, une corde continue peut former plusieurs segments vibrants : compter les notes jouables et compter les cordes physiques ne revient pas forcément au même.

Igil et imzad : l’archet ne suffit pas à les identifier

Leur point commun est la mise en vibration des cordes par frottement. Leur construction, leurs répertoires et leurs contextes culturels restent distincts. L’imzad accompagne notamment des expressions poétiques touarègues ; l’UNESCO présente cette pratique et sa transmission. L’igil est documenté dans les collections du musée de Minusinsk.

Pourquoi idiophone n’est pas un nom d’instrument

Un idiophone est une catégorie : le son provient principalement de la vibration du corps de l’objet, comme une lame, une cloche ou une calebasse. Un membranophone utilise une membrane ; un cordophone, une corde. « Idiochorde » décrit quant à lui une particularité de construction de certains instruments à cordes. Ces termes aident à comprendre la facture, mais ne désignent pas à eux seuls un instrument précis.

Pour comparer l’inanga à d’autres cithares, consultez le koto et le kantele. Pour d’autres vièles, retrouvez l’erhu ou le morin khuur.