Instruments de musique en A : noms et particularités
L’accordéon, l’agogô, l’angklung et l’arghul commencent par la même lettre, mais leurs sons viennent de mécanismes très différents. Un soufflet, des cloches métalliques, des tubes de bambou ou deux tuyaux à anche : voici comment reconnaître ces instruments en A.
La liste des instruments en A
| Instrument | Famille | Repère essentiel |
|---|---|---|
| Accordéon | Vent à anches libres | Le soufflet pousse ou aspire l’air à travers des anches métalliques. Les boutons ou les touches sélectionnent les notes. |
| Agogô / agogo | Percussion idiophone | Des cloches, souvent métalliques et assemblées par paire, sont frappées avec une baguette. |
| Angklung | Idiophone en bambou | Des tubes suspendus dans un cadre sonnent lorsqu’on secoue ou frappe légèrement l’instrument. |
| Arghul | Vent à anches simples | Deux tuyaux sont joués ensemble : l’un porte la mélodie, l’autre soutient un bourdon. |
| Autoharpe / autoharp | Cordes pincées, de type cithare | Des barres d’accord étouffent les cordes inutiles ; le musicien gratte celles qui restent libres. |
L’accordéon : le souffle dans les mains
L’accordéon n’est pas un instrument à cordes. Le clavier commande des anches et le soufflet entretient leur vibration. La main droite joue généralement la mélodie ; la main gauche peut fournir des basses et des accords, selon le modèle.
Les termes « diatonique » et « chromatique » ne sont pas interchangeables. Sur beaucoup d’accordéons diatoniques, un même bouton donne deux notes différentes selon le sens du soufflet. Un accordéon chromatique propose la gamme chromatique et peut avoir des boutons ou des touches de type piano. La notice d’accordéon chromatique de la Philharmonie de Paris explique cette différence.
Agogô et angklung : métal contre bambou
L’agogô est notamment associé aux musiques brésiliennes, avec un héritage de cloches d’Afrique de l’Ouest. Ses attaques brèves et métalliques dessinent des motifs rythmiques. Les cloches n’ont pas toutes la même hauteur, ce qui permet de faire dialoguer leurs sons.
L’angklung est documenté en Indonésie. Chaque instrument fournit une note ou un accord : pour jouer une mélodie étendue, plusieurs musiciens se répartissent les hauteurs. C’est donc aussi une pratique d’ensemble, fondée sur la coordination et l’écoute. L’UNESCO décrit sa fabrication et son jeu collectif.
L’arghul : mélodie et bourdon
Le détail à retenir est l’anche simple, et non l’anche double du hautbois. Le musicien souffle dans deux tuyaux : les trous du tuyau mélodique servent à changer les notes, tandis que le second maintient un son continu. Les proportions et les longueurs varient selon les instruments. La notice du Met sur un arghul égyptien décrit ce principe.
L’autoharpe : des accords sous les doigts
L’autoharpe est une cithare à cordes pincées, malgré la présence du mot « harpe » dans son nom. En appuyant sur une barre d’accord, on étouffe certaines cordes à l’aide de feutres. Les cordes restées libres peuvent alors être grattées pour faire entendre l’accord choisi. Le fabricant Oscar Schmidt explique le jeu et les réglages de l’autoharpe. Le nombre de cordes et de barres dépend du modèle : il ne faut pas confondre nombre d’accords disponibles et nombre de cordes.
Comment les distinguer à l’écoute ?
- Un accompagnement d’accords soutenu par un souffle souple peut orienter vers l’accordéon.
- Des impacts de cloches à plusieurs hauteurs évoquent l’agogô ; un cliquetis résonant de bambou peut être celui de l’angklung.
- Une mélodie jouée au-dessus d’un bourdon est un indice pour l’arghul, mais ce dispositif existe sur d’autres instruments : le son seul ne suffit pas toujours.
Pour poursuivre le répertoire, consultez les instruments en B ou revenez à la liste des instruments de A à Z.
La boucle alphabétique permet aussi de revenir aux instruments en Z.
