Instruments de musique en Y
Yangqin, yatga, yaylı tambur : la lettre Y rassemble ici des instruments à cordes, mais leur jeu diffère. Les cordes peuvent être frappées avec des baguettes, pincées avec les doigts ou frottées par un archet. Une caisse de bois ne suffit pas à les classer.
Les instruments en Y et leur fonctionnement
| Instrument | Famille | Comment le reconnaître |
|---|---|---|
| Yangqin | Cordes frappées, cithare | Instrument chinois à cordes métalliques tendues sur une caisse, frappées avec de fines baguettes. Il appartient à la famille des dulcimers, pas des xylophones. |
| Yatga | Cordes pincées, cithare | Cithare mongole à caisse allongée et chevalets, dont la facture et le nombre de cordes varient suivant les modèles. |
| Yaylı tambur, ou yaylı tanbur | Cordes frottées, luth | Instrument des traditions turques à long manche, joué avec un archet. Plusieurs constructions de caisse existent. |
Le yangqin frappe des cordes, pas des lames
Sur une image, les baguettes peuvent faire penser à un instrument de percussion à lames. Pourtant, sous les baguettes du yangqin, ce sont des cordes métalliques qui vibrent. Le classement correct est donc cordophone à cordes frappées. La notice du Metropolitan Museum sur le yangqin décrit notamment ses baguettes de bambou et ses usages en ensembles.
Pour reconnaître le mécanisme, regardez ce que les baguettes touchent : une corde fine ou une lame large. Le piano offre une autre façon de frapper des cordes, avec des marteaux commandés par des touches. Retrouvez-le à la lettre P.
Le yatga : une cithare dans sa propre tradition
Ses cordes tendues au-dessus d’une caisse allongée permettent un jeu par pincement. Les chevalets participent au réglage et à l’organisation des hauteurs. Sa parenté de construction avec d’autres cithares asiatiques ne signifie pas qu’il soit interchangeable avec un koto ou un guzheng. Une notice de concert du service culturel de Hong Kong le situe parmi ces instruments à chevalets mobiles.
Yaylı indique un jeu à l’archet
Le yaylı tambur se distingue ainsi du tanbur pincé. Son manche reste long, mais la mise en vibration entretenue par l’archet change l’articulation du son. Le Musée des instruments de Nilüfer présente sa construction et ses évolutions.
Pour comparer les cordes pincées, consultez le koto. Pour les cordes frottées, retrouvez les instruments en V.
